Moral Injury // Les préjudices moraux

Lieutenant-General Roméo Dallaire, the founder of the Dallaire Institute, led the United Nations peacekeeping troops in Rwanda during the 1994 genocide against the Tutsi that took nearly a million lives over 100 days. At this time, few outside of the military were aware of the severe psychological damage that witnessing such moral atrocities can cause. General Dallaire’s experience has helped to destigmatize the potentially devastating operational stress injuries that many military veterans face as a result of their service.

Le lieutenant-général Roméo Dallaire, fondateur de l’Institut Dallaire, a dirigé les troupes de maintien de la paix des Nations Unies au Rwanda lors du génocide de 1994 contre les Tutsi qui a coûté la vie à près d’un million de personnes en 100 jours. À cette époque, peu de personnes hormis les militaires avaient conscience des graves préjudices psychologiques et moraux que pouvaient causer le fait d’être témoin de telles atrocités. L’expérience du général Dallaire a aidé à déstigmatiser les blessures de stress opérationnel, potentiellement dévastatrices, auxquelles de nombreux militaires ont été confrontés en terrain d’opérations. 


Moral Injury Research

SEEKING RESEARCH PARTICIPANTS

First defined by psychiatrist Jonathan Shay, moral injury refers to the psychological, social and physiological results of a betrayal of “what’s right.” The Centre for Addiction and Mental Health describes moral injury as a loss injury, a disruption in our trust that occurs within our moral values and beliefs. Any events, action or inaction that transgresses our moral/ethical beliefs, expectations and standards can set the stage for moral injury.

Traumatic events during armed conflict can impact the mental health of military personnel who experience life and death situations such as coming under fire, being wounded, and witnessing comrades being killed or severely injured. The trauma results in physical changes to the brain resulting Post Traumatic Stress Disorder (PTSD). However, less explored are the moral dilemmas that occur within our thought processes that are impacted by perpetuating, observing, and/or failing to prevent acts that transgress moral standards. These moral injuries are becoming more prevalent in current operations. 

Many veterans are haunted with an internal conflict resulting in feelings of intense shame and guilt, that can lead to depression, isolation and possibly suicide. One sub-type of moral injury that has not been researched and is experienced more frequently by military members world-wide, is the study of mental health effects as a result of encounters with children used as soldiers. There is a need to understand the impacts of these encounters in order to help improve areas for prevention and intervention, including training and supports.

Research in moral injury will enable communities to better recognize its debilitating effects and help enable innovative, holistic supports to improve an individual’s quality of life.

Recherche sur les préjudices moraux​

PARTICIPANT(E)S À UNE ÉTUDE DE RECHERCHE DEMANDÉS

Définie pour la première fois par le psychiatre Jonathan Shay, le préjudice moral est une transgression de conscience. Le CAMH décrit le préjudice moral comme une perte, une perturbation de notre confiance lorsque les valeurs profondément ancrées, les croyances ou les manières d’être dans le monde sont violées. Tout événement, action ou inaction qui transgresse nos croyances, attentes et normes morales/éthiques peut ouvrir la voie à un préjudice moral. 

Les événements traumatisants lors d’un conflit armé peuvent avoir un impact sur la santé mentale du personnel militaire face à des situations de vie ou de mort lorsqu’ils sont la cible de tirs, sont blessés ou voient leurs camarades tués ou grièvement blessés. Le traumatisme entraîne des changements physiques dans le cerveau résultant du trouble de stress post-traumatique (SSPT). Cependant, les dilemmes moraux qui se produisent dans nos processus de pensée et qui sont impactés par la continuité, l’observation et/ou l’incapacité à prévenir des actes qui transgressent les normes morales, ont été moins étudiés. Et ces préjudices sont de plus en plus fréquents dans les opérations aujourd’hui. 

De nombreux anciens combattants sont hantés par un conflit interne entraînant des sentiments de honte et de culpabilité intenses qui peuvent mener à la dépression, à l’isolement et éventuellement au suicide. Une sous-catégorie de préjudices moraux qui n’a pas fait l’objet de recherches et qui est de plus en plus fréquent dans le monde militaire est l’étude des effets sur la santé mentale résultant de rencontres avec des enfants utilisés comme soldats. Il est nécessaire de comprendre les impacts de ces rencontres afin d’améliorer les approches d’intervention et de prévention, incluant du soutien et de la formation. 

La recherche sur le préjudice moral permettra aux communautés de mieux reconnaître ses effets débilitants et développer des méthodes de soutiens globales et innovantes pour améliorer la qualité de vie des vétérans et enfin, mieux préparer le personnel à protéger les enfants qu’ils pourraient rencontrer pendant leur déploiement.